Information cheveu

Cheveux et traitement

Le cuir chevelu compte en moyenne quelques 100 000 cheveux. Le cheveu pousse, tombe, repousse et le cycle recommence. Génétiquement, un bulbe est programmé pour réaliser environ 25 cycles au cours d’une vie humaine.
Chaque cycle de vie du cheveu est composé de trois phases successives : Anagène, Catagène et Télogène.

le cycle du cheveu

  1. PHASE ANAGÈNE
    C’est la phase de croissance du cheveu. Elle dure de trois à six ans. Normalement 85 à 90% des cheveux sont en phase anagène. Cette phase dure environ 4 ans chez l’homme et 6 ans chez la femme.
  2. PHASE CATAGENÈ
    C’est la phase d’involution ou de régression du cheveu. Il perd du volume. Cette phase dure en moyenne quelques semaines. Environ 5% des cheveux sont concernés.
  3. PHASE TÉLOGÈNE
    C’est la phase de repos, la dernière phase du cycle du cheveu avant sa chute. Le cheveu va tomber pour laisser la place à un nouveau cheveu qui entame sa phase anagène. Elle concerne environ 10% des cheveux et dure plus ou moins 3 mois.

Au cours d’un cycle physiologique normal, il est naturel qu’un individu perde entre 100 et 150 cheveux par jour.
Lors du processus de calvitie de type Androgéno-Génétique, on observe un raccourcissement de la durée du cycle du cheveu au détriment surtout de la phase Anagène.

Types de cheveux

La densité:

La densité moyenne observée au niveau du cuir chevelu est de 1UF/mm² (UF : unité folliculaire); savoir qu’on dénombre en moyenne 2 cheveux par UF.

Ces chiffres concernent le patient caucasien. En général, quand on analyse la population, on constate des différences non négligeables dont nous tenons compte en transplantation capillaire.

La densité moyenne des Caucasiens est la plus élevée, suivie par les Asiatiques ensuite les Africains qui ont la plus faible densité. Les Africains et les Caucasiens ont des diamètres des cheveux plus fins que les Asiatiques qui présentent des cheveux plus épais.

Le nombre de cheveux par unité folliculaire varie également selon les ethnies. Les Asiatiques ont en moyenne une densité de un à deux cheveux par unité folliculaire. Les Africains ont en général 3 cheveux par unité folliculaires et les Caucasiens ont une densité variant entre deux et quatre cheveux par follicule.

Les Africains ont les cheveux crépus et frisés de forme elliptique alors que les Asiatiques ont les cheveux les plus droits et épais à follicule rond.

Les Caucasiens se situant entre les deux, avec des follicules ovales.

Au niveau de la couverture du cuir chevelu, les caractéristiques spécifiques à chaque ethnie permettent une certaine homogénéité. Par exemple, la carence au niveau du diamètre des cheveux au sein de chaque follicule chez les Africains sera compensée par la densité et la forme crépu de leurs cheveux limitant le passage de la lumière et assurer ainsi une couverture adéquate du scalp.

Ces différences entre les ethnies sont très importantes lors de la transplantation capillaire.

On aura tendance à augmenter artificiellement la densité de greffons dans le territoire receveur chez les Asiatiques du fait que leurs unités folliculaires contiennent un à deux cheveux épais ou alors modifier très discrètement l’angulation des incisions pour obtenir une couverture correcte de la zone à transplanter.

L’extraction:

Peu importe la technique choisie lors du prélèvement des greffons, c’est dans la population Asiatique que le prélèvement est le plus aisé à réaliser.
A l’inverse, le prélèvement est plus délicat dans la population africaine.
En effet, le prélèvement par technique de la bandelette ou stripping laisse une cicatrice avec une tendance au développement des chéloïdes ou hypertrophie de la cicatrice.

L’extraction par unité folliculaire ou FUE présente, chez les Africains, la difficulté de prélèvement du greffon sans le sectionner partiellement ou totalement du fait de la forme incurvée du greffon africain.

Le placement:

Lors du placement des greffons africains, les incisions seront généralement faites un peu plus larges parce que ce sont pour la plupart des greffons multiples (de deux à trois cheveux). Cette particularité a comme avantage de faire moins d’incisions pour une couverture correcte.

L’implantation de la ligne frontale est assez spécifique de chaque population. Au moyen orient, les hommes ont généralement une ligne frontale basse. Ils développent plutôt une calvitie qui ne touche que peu et tardivement la ligne frontale. Par contre, ils développent plus facilement une miniaturisation de la partie haute du crâne avec un dégarnissement du vertex en calotte.

 

Aspect de la transplantation capillaire:

Un autre aspect important lors de la transplantation capillaire dans les différentes ethnies est le contraste entre la couleur des cheveux et le teint du cuir chevelu.

Ainsi, chez une majorité des nordiques, on retrouve des cheveux blonds avec un cuir chevelu clair. Cela donne l’impression de plus de densité.
Chez les africains, des cheveux noirs sur un cuir de chevelu de teint sombre donne l’illusion de plus de couverture.

Cependant, chez les asiatiques, des cheveux noirs avec un cuir chevelu clair renvoie l’image d’une moindre couverture alors que la densité réelle est comparable aux autres ethnies.

Toutes ces variations décrites font la différence dans l’élaboration, la planification, la réalisation et enfin le résultat final d’une transplantation capillaire.

La perte du cheveu

L’alopécie androgénique ou calvitie

La calvitie est une chute de cheveu progressive qui apparaît très souvent chez l’homme aux alentours de 40 ans. Elle commence en général par une miniaturisation du cheveu qui n’est pas toujours visible à l’œil jusqu’à la chute proprement dite. Cette perte de cheveux débute généralement au niveau des golfes temporaux qui reculent ensuite c’est la tonsure qui est touchée et cette expansion peut aller jusqu’au stade avancé de la calvitie où l’individu a le haut de son crâne totalement dégarni.

L’alopécie androgénique touche environ 70% des hommes à des degrés divers. Cette forme de calvitie peut chez certaines personnes apparaître très tôt (20 ans).Cette forme d’alopécie touche également les femmes, mais c’est généralement après la ménopause.

Il y a plus de 40 % de femmes de type caucasien qui présentent cette forme d’alopécie.

Pour cette forme de perte de cheveu, l’ensemble des mécanismes génétiques aboutissant à la perte de cheveux n’est pas encore totalement connu. Il a été remarqué qu’une partie des cheveux sont programmé à être plus sensible au dihydrotestosterone (DHT), qui est une hormone produite à parti de la testostérone (considéré comme hormone mâle). Il faut une durée assez longue d’exposition à cette hormone pour assister à la miniaturisation et ensuite à la chute des cheveux.

5 alpha -réductase

Testostérone             ——————————————————->             DHT

Certains médicaments, comme le Finastéride par exemple, utilisés dans le traitement de la chute des cheveux interfèrent avec la conversion de testostérone en DHT, réduisant ainsi le taux sanguin circulant de cette hormone. Le message de miniaturisation et de chute de cheveux est ainsi suspendu ou retardé.

Tous les cheveux ne sont pas sensibles au taux sanguin en DHT même si la personne (homme ou femme) a hérité d’un des gênes de la calvitie par ses parents.

L’ALOPÉCIE CONGÉNITALE

Cette forme d’alopécie est la plus rare. Elle a essentiellement deux causes : soit l’absence de racine du cheveu, soit une anomalie de la constitution du poil ou cheveu. Les cheveux n’ont aucune chance de repousse, la greffe de cheveux ou la transplantation capillaire apparait être le meilleur traitement.

Autres causes d'alopécie

L’alopécie androgénique est la cause la plus fréquente de chute de cheveux tant chez l’homme que chez la femme, mais il existe bien d’autres raisons de perdre les cheveux.

C’est là l’importance du médecin spécialisé en restauration capillaire ; d’autant plus que la réussite d’un traitement contre la chute de cheveux est dépendante de l’exactitude du diagnostic.

Voici quelques autres causes de chute de cheveux :

L’alopécie Areata ou alopécie en aires (Pelade) : elle est sans doute liée à un désordre auto-immun qui cause la chute de cheveux. Les différentes formes cliniques varient de plages circonscrites ou patches de cheveux miniaturisés régressant à la perte totale de cheveux entourées de surface du cuir chevelu intacte. Les femmes comme les hommes de tout âge peuvent être atteint de Cette forme de chute de cheveux.
Les remissions spontanées sont fréquentes tout comme les récidives.  On retrouve parfois de l’atopie, une dysthyroidie ou encore le vitiligo chez les patients atteints.

L’alopécie de cicatrisation : La perte de cheveux se localise au niveau de la cicatrice de du cuir chevelu· Ce type d’alopécie est lié aux traumatismes et microtraumatismes sur le scalp. Cela peut être dû à une plaie accidentelle ou chirurgicale, une brûlure touchant le cuir chevelu, une coiffure trop serrée et permanente exerçant une traction au niveau des follicules. Le défrisage répété que l’on retrouve chez les africaines peut également conduire à une alopécie de cicatrisation.
Pour les cas de microtraumatisme, c’est la répétition de l’agression et sa durée qui finit pas rendre permanent la chute de cheveux.

Télogène Efluvium : cette forme d’alopécie survient suite à une dérèglement quelconque au sein de l’organisme. Il en résulte qu’un grand pourcentage de cheveux passe de croissance (anagène) à la phase de chute (télogène).  Il y a environ une dizaine de pourcentage de cheveux qui sont dans cette phase télogène c.à.d. prêt à tomber. Une perturbation hormonale, psychologique, nutritionnelle, médicamenteuse peut entrainer une augmentation du pourcentage de cheveux en phase télogène, passant de 15% à 30, 40 voire dans certaine situation plus de 50%. Le résultat de ce dérèglement est une perte massive de cheveux.

Le syndrome de la perte de la phase anagène : que l’on retrouve souvent chez les personnes aux cheveux blonds. Dans ce cas de figure un nombre anormalement élevée de cheveux se retrouvent comme bloqué en phage télogène et le simple fait de peigner ou brosser les cheveux entraine leur chute. Ce phénomène est souvent rencontré dans l’enfance et s’améliore avec le temps.

L’alopécie triangulaire : cette forme d’alopécie se caractérise par la chute de cheveux dans la partie frontale du cuir chevelu et survient dans l’enfance. C’est une perte de cheveux qui peut être totale ou bien laisser en place quelques cheveux. Par sa présentation frontale, cette alopécie mime assez bien le début de l’alopécie androgénique chez l’homme. Les causes de l’alopécie triangulaire demeurent inconnues, mais cette forme d’alopécie peut être traitée avec succès.

Alopécie Frontale Fibrosante (AFF): cette forme d’alopécie touche généralement la femme autour de la ménopause. Elle se caractérise par un recul de la ligne frontrale, aboutissant à une zone frontale cicatricielle ( de type Lichen plan). Il n’y a actuellement aucun traitement qui a fait ses preuves en terme d’efficacité. Il est important de faire le diagnostic précocement, avant le stade cicatriciel, car une corticothérapie peut stabiliser la maladie.

La trichotillomanie ou Arrachement compulsif des cheveux : Cette forme d’alopécie comprend aussi bien les personnes qui par habitude consciente ou non s’arrachent les cheveux en regardant la télévision ou bien en lisant que les personnes qui ne peuvent pas s’empêcher de s’arracher les cheveux par touffe. Cette dernière catégorie d’individus est classifiée dans les malades psychiatriques présentant des TOC (troubles obsessionnels compulsifs). Avec le temps, la trichotillomanie peut causer une alopécie de cicatrisation et la chute de cheveux permanent.
Cette forme d’alopécie ne peut pas être soignée efficacement aussi longtemps qu’une prise en charge psychiatrique adéquate pour les TOC n’a pas été débutée.

Les infections du cuir chevelu, les bactéries, les champignons ou moisissures et les virus peuvent envahir et endommager le follicule pileux et causer la chute de cheveux. L’infection doit être diagnostiquée et traitée avant qu’une transplantation ne soit entreprise.